Education positive, langage

Education positive, langage

Depuis que je suis maman, je m’intéresse beaucoup au langage avec les enfants. A la maison, notre fils est considéré comme un membre de la famille à part entière, avec ses envies, ses besoins et ses propres choix ou peurs. Il adore faire ses propres expériences pour comprendre le monde. Mais parfois, s’il ne fait pas quelque chose que j’attends de lui, cela peut partir en crise !! Et ça se comprend tout à fait … !

N’ayant pas envie de lui crier dessus toute la journée, j’ai fait de nombreuses recherches à travers internet et livres pour savoir comment faire pour mieux le comprendre et savoir comment lui parler en respectant ses besoins. Bien sûr, il faut concilier avec les obligations diverses et variées (horaires, contraintes de sécurité des humains, animaux et objets, …) et garder en tête que parfois on a de la patience et de la bienveillance à revendre mais d’autres jours, on en manque cruellement.

Du coup j’essaye de garder en mémoire, tous plein de conseils que j’ai pu lire et qui m’aident beaucoup au quotidien ! Et quand je n’ai plus de patience, je passe le relais, je vais faire un tour dehors pour me calmer et je reviens plus sereine.

Phrases positives :

Lorsque l’on parle aux enfants, au quotidien, on a tendance à aller au plus vite, sans expliquer les choses et à parler en interdiction « ne fais pas ci, ne fais pas ça ». Il est préférable de les changer en positif, pour qu’ils deviennent plus attrayants et plus faciles à comprendre. L’enfant sait du coup ce que nous attendons de lui. C’est d’ailleurs valable aussi pour les adultes ! Par ailleurs, il est bien plus agréable de faire des choses sur un ton positif, que par obligation.

Par exemple au lieu de dire

  • « Ne tape pas ! »

On peut dire plutôt « Les mains caressent »

Donner le choix :

Les enfants, tout comme les adultes aiment aussi faire des choix et que celui-ci soit respecté. Alors plutôt que d’obliger, proposer un choix simple. Il faut qu’il soit respecté dans tous les cas et permet bien souvent d’éviter les crises et de gagner du temps :

Par exemple, le matin, pour s’habiller, au lieu de dire :

  • « Mets ton t-shirt vert ! » 

On peut laisser du choix : « Tu préfères mettre ton t-shirt bleu ou ton t-shirt vert ? »

Ça permet à l’enfant de se sentir acteur et de savoir que son choix est pris en compte autant que celui d’un adulte. Il se sent valorisé.

Prendre en compte les émotions :

On minimise aussi très souvent les émotions des enfants, pour ne pas les entendre pleurer, crier, ou même rire aux éclats… Ce qui marche bien à la maison c’est au contraire de prendre rapidement en compte l’émotion. L’enfant se sent compris et peut mettre des mots sur ce qu’il ressent. Ça l’aidera plus tard à mieux comprendre ce qu’il ressent et à savoir le dire.

  • On remplace : « Ne pleure pas » par : « Tu es triste ? As-tu besoin d’un câlin ? »
  • Ou encore « Mais non tu n’as pas mal ! Aller c’est bon, relève-toi ! » par « Tu es tombé ? Tu dois avoir mal, veux-tu qu’on mette des glaçons dessus ? »
  • Ou concernant les peurs, on peut parfois trouver des solutions très simples :

« C’est n’importe quoi d’avoir peur du noir ! » peut se transformer en :

« Tu as peur dans le noir, car tu ne peux pas voir ce qu’il y a devant toi ? Veux-tu que l’on prenne une lampe de poche pour que tu puisses te déplacer sans soucis ? » Ou encore, fabriquez un vaporisateur d’eau, en disant que c’est une potion magique anti-monstres, que l’on vaporise dans la chambre avant de s’endormir.

  • « Tu dois faire un bisou pour dire bonjour ! » peut aussi être une grande peur de l’enfant. S’il ne connait pas la personne, n’a pas confiance en elle, ou n’a tout simplement pas envie ce jour-là, ça peut être source de crises. Souvent, on oblige les enfants, alors que l’important est plutôt de dire bonjour, d’une façon ou d’une autre quand on entre chez quelqu’un qui nous invite. Ce n’est pas facile pour les enfants. On peut le remplacer par :

« Si tu n’es pas à l’aise pour dire bonjour à quelqu’un que tu ne connais pas, tu peux dire bonjour en faisant un coucou de la main si tu préfères. » Son corps est ainsi respecté, et sa peur aussi ! En évoluant ensuite avec son adulte référant, il verra qu’il n’a rien à craindre de la personne et la prochaine fois il sera content et confiant pour dire bonjour !  

Expériences loupées :

Souvent, on s’énerve à cause des expériences loupées. Cela se comprend, il peut y avoir de la casse, des choses « gaspillées » ou à réparer, des blessures aussi… On peut aider l’enfant à comprendre la bêtise et à la réparer parfois tout seul suivant son âge. Ça lui apprend aussi à savoir que parfois ce n’est pas grave, mais qu’il faut nettoyer, s’excuser quand on n’a pas fait exprès, ou être prudent.

Voici quelques exemples :

  • « Oh mince, tu as fait tomber de l’eau. Que faut-il faire pour éviter que des personnes ne glissent dessus ? »

Mettre torchons et éponges à portée de l’enfant, il peut ainsi réparer les accidents de manipulations de liquides. Vous pouvez prévoir une pelle et une balayette à portée de main, pour les miettes, ou les choses cassées !

  • « Je vois que tu te sens capable d’escalader le canapé. Moi j’ai peur, car si tu glisses tu risques d’avoir mal. Puis-je rester à côté de toi pendant que tu essaies de le faire, pour que tu sois en sécurité ? »

Placer des coussins dessous permet d’amortir les chutes, ou rediriger vers des modules de motricité sécurisés, aller se défouler dehors ou dans une zone pour enfant. Expliquer notre peur permet aussi à l’enfant de comprendre pourquoi on ne veut pas qu’il grimpe à cet endroit-là.

D’ailleurs, expliquer les choses est vraiment important ! Et au final, on y gagne du temps !

  • Si tu ne mets pas tes chaussures pour aller dehors, tu risques de te blesser sur les graviers ou de tomber malade, car il pleut.
  • Je suis fatigué, car j’ai travaillé aujourd’hui, peux-tu m’aider à ranger les jouets que tu as sortis tout à l’heure ? Tu commences par les voitures, sais-tu où elles se rangent ?

Dernier point que je trouve important :

Respecter le besoin de l’enfant de faire les choses seul. Comprendre comment les objets fonctionnent, permets qu’ils apprennent plus vite à les manipuler ! Si l’enfant manifeste l’envie de faire seul, il vaut mieux prendre le temps de lui montrer une fois, puis le laisser faire. Et si on le voit en difficulté, on peut lui proposer de l’aide (à lui de l’accepter ou non). Parfois suivant la fatigue, il veut mieux mettre l’objet de côté en lui expliquant qu’il est fatigué et qu’il y arrivera mieux en ayant dormi, car il sera plus concentré.

Et quand notre enfant se change en pile électrique, au lieu de lui ordonner un « Calme-toi ! », qui ne fonctionnera sans doute pas… Pourquoi ne pas proposer un :

 « Et si l’on allait dehors 10 minutes pour se défouler ? ».

Cela permet d’éviter les accidents à l’intérieur et est bien plus efficace pour évacuer le trop-plein d’énergie ! D’autant plus que prendre l’air calmera tout le monde, vous y compris.

Et vous, vous avez d’autres astuces pour garder le calme de tout le monde ?

Un petit livre pour vous aider !

Pour vous aider, voici un petit livre qui vous aiguillera dans la pédagogie positive et bienveillante :

1,2,3, je me mets à l’éducation positive : Pourquoi ça marche, comment et pour qui

Résumé : L’objectif de ce cahier est d’expliquer simplement et clairement ce qu’on entend par parentalité/éducation positive en répondant aux questions essentielles : son origine, ses concepts, ses enjeux, ses objectifs, les différentes formations existantes et surtout leur mise en pratique au quotidien. La parentalité positive renouvelle le regard sur l’éducation. Il s’agit de se concentrer avant tout sur les forces de l’enfant et d’envisager ses difficultés comme des occasions d’apprentissage. Les parents trouveront dans ce cahier des activités ludiques et des outils concrets pour s’interroger sur leur rôle d’éducateur et mettre en place les attitudes justes.

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