Petit potager inspiration permaculture

Petit potager inspiration permaculture

Cela fait bien longtemps que je suis en manque de vert chez moi !

Quand nous étions encore en France, nous avions seulement quelques jardinières. Et nous étions sans cesse à nous dire que si nous partions en vacances, nos plantes allaient mourir. Du coup nous n’avions mis que peu de choses dedans. En partant au Canada, nous n’avions pas le droit de prendre de graines, de semis ou de plantes, avec nous. Nous avons dû les offrir aux amis et à la famille.

Au New Brunswick

En arrivant au New Brunswick, le minuscule jardin était ouvert, partagé avec les autres locataires, plein de crottes de chiens et de détritus. Ça ne donnait pas très envie d’y mettre des légumes …

J’ai quand même récupéré quelques graines, dans des légumes que nous avons mangés. Nous étions plutôt en difficultés financières, je ne souhaitais pas en acheter, surtout vu le jardin …

Au printemps nous avons réussi à avoir 6 plants de courges et pastèques (au lieu 16 graines semées, en pot, en intérieur), 2 oignons, des fraises des bois et de minuscules plants de tomates, tous entassés dans un pot.

Cela n’a pas donné grand-chose, ils ont tous eu beaucoup de mal à se développer. J’étais vraiment déçue, même si je n’en attendais pas grand-chose au départ.

Lorsque nous sommes partis et que nous avons déménagé dans la province de Québec, très enthousiaste, j’ai pris avec nous les tomates, les courges (que j’ai déterré) et les fraises (qui étaient en pot). Personne ne s’en serait occupé, alors j’ai pris le risque!

radis

Arrivée sur Québec

Oh, bonheur ! Nous avions enfin un jardin et encore mieux 2 bacs potagers prêts à servir ! J’ai pu mettre dedans les courges et les tomates. Les fraises ont été placées devant la maison, ce sont des envahisseuses, je ne voulais pas me retrouver avec des fraises partout par la suite …

Finalement, à cause du déménagement, j’ai perdu 1 pied de courge et 1 de pastèque. Il n’en reste donc plus que 4 (3 courges et 1 pastèque). Au niveau pollinisation, ce n’est vraiment pas assez, on verra si ça donne quelque chose quand même. D’autant que l’un des plants de courge, bien que vivant, n’est quand même pas très en forme.

Les fraisiers vont bien. Et les tomates, enfin mises en terre, peuvent enfin se développer !!! Bon nous sommes fin aout, je n’ai pas grand espoir d’avoir des fruits dessus … Nous venons donc de prendre 2 grands plants en jardinerie, qui ont déjà fleurs et fruits !

Pour embellir encore plus ce jardin, nous avons mis en plus : Des bleuets, des framboisiers, de la lavande, de la menthe et de la sarriette d’hiver. Seuls les framboisiers sont en terre car ils n’auront aucun mal à survivre à l’hiver. Nous serons bientôt sur des températures basses et les autres plants sont très jeunes. Nous les mettrons en terre au printemps prochain, quand ils auront plus de temps pour prendre des forces avant l’hiver d’après.

avoine

L’avant de la maison

Au Canada, beaucoup de maisons ont une partie de pelouse à l’avant. Comme ce n’est pas clôturé, la neige de la route en hiver, est soufflée sur cette pelouse. Les gens ne font souvent pas grand-chose de cette partie de jardin puisqu’une montagne de neige, sur des plantes, ça ne les aide pas à survivre. Donc la plupart du temps, il y a juste de l’herbe et des arbres. De plus, sur Québec, avant la pandémie, il n’y avait pas le droit de mettre un potager sur cette zone. Mais, grâce à la population qui souhaitait jardiner sur cette zone pendant le confinement, la loi a changée. C’est maintenant possible!

 

Pour cette année c’est un peu tard, puisque nous sommes fin aout, nous préparerons la terre pour le printemps prochain. Nous avons l’intention d’y mettre une zone potagère, mais la terre est piétinée et abimée.

Je me suis beaucoup renseignée et formée sur la permaculture pendant le confinement, je vais donc m’en inspirer pour travailler cet endroit.

 

La terre était envahie par les pissenlits, j’ai donc commencé par en enlever beaucoup, avec l’aide d’Alan. J’ai récupéré des branches mortes pour délimiter ma zone potagère et fait plusieurs essais. C’est un petit bout de terrain, coincé entre le voisin, notre voiture, un arbre, la maison et la route … Il fallait se décider sur ce qui serait le plus pratique comme forme.

Ensuite, j’ai bâché avec des feuilles cartonnées, pour nourrir la terre (le carton va se désagréger pendant l’automne et l’hiver), cela va aussi empêcher les plantes dessous de repousser. Puis nous avons recouvert de terreau. Après cette étape, j’ai paillé avec des plantes trouvées sur le terrain.

Nous essayons désormais de trouver de l’avoine à planter, pour servir d’engrais vert pour l’hiver, mais la tâche est compliquée !

Et vous, avez-vous un potager ? Que faites vous sur votre terrain ?

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